CLIMAT
2011
L’hiver et le début du printemps sont pluvieux. Mai et juin sont caniculaires et très secs. La plante redouble de vigueur. La fleur se passe
bien appréciant ce temps secs. Juillet est opportunément le plus frais depuis 30 ans. Août se partage entre le grand beau et le sombre.
La grande humidité et les chaleurs prêtent à l’inquiétude, menaçant de la pourriture. Du vent et du soleil inaugurent les vendanges. La tension retombe. La maturité avançant de front avec la pourriture, la vendange assainie des quelques grappes contaminées, les tannins iront jusqu’au bout de leur course vers la qualité.
2012
L’hiver est très humide mais le printemps le sera davantage. Les sous-sols refont leur stock d’eau diminué lors des années précédentes. La plante se précipite au sortir de l’hiver et les façons s’enchainent vite. Puis, elle lanterne durant les mois d’avril, mai, juin. Un retard est pris. Juillet est humide à son tour et les maladies cryptogamiques apprécient mais le retard se réduit.
Août est beau et chaud et régule tout ceci. Le beau temps sec se prolonge au mois de septembre, l’hétérogénéité de la grappe arrive enfin. Mais l’écart phénélogique est pris et il faut patienter, rendus anxieux par une succession de nuit chaude et de journée humide. Les risques sont assumés pour assurer la maturité optimum. La pourriture nous épargne et nous finissons somme toute sereins
2013
Dès le sortir des vendanges 2012, la pluie est omniprésente jusqu’à mi février. Près de 600 mm tombent. Et c’est tant mieux, la diète hydrique n’avait que trop duré – trois ans. La fin de l’hiver et le début du printemps seront aussi très humides voire neigeux.
La plante adore les quelques grosses chaleurs inattendues d’avril et de mai (27, 29°). En juin, reviennent froid et pluie, hélas sur la fleur.
Un retard phénologique est pris.
Si juillet et août, ont été parfois caniculaires, septembre renoue avec l’humide et les nuits tièdes. Le début des vendanges est
avancé car menacée. Quelques successions de jours ensoleillés et de nuits fraîches calment le jeu. Le cabernet sauvignon nous rassure mais le merlot reste sous pression. Les vendanges sont sportives. Des outils performants et du sang froid sont nécessaires.
La récolte est divisée par deux mais faite de raisins sains et le vin sera bon.
NOTE DE DÉGUSTATION
2011
La robe est d’un rouge sombre et brillant. Au nez, une légère touche de bois vanillée est supplantée par des arômes
de prune, de menthe fraîche et de poivre noir menthée auxquels s’ajoute une pointe assez franche de cassis à l’agitation.
L’attaque est vive et nette. Le grain fin fait une trame soyeuse. Un gras léger produit l’ampleur et la
sucrosité. Des aspects réglissés naissent et la finale persiste longuement.
2012
Couleur : bordeaux sombre. Brilliant et limpide.
Arômes primaires très nets de fruits rouges (cerise noire et cassis) En bouche, note cacaotée, avec bien sur, un tanin présent à ce stade, mais suave.
Un bois bien dosé en chauffe légère. Finale persistance et parfumée
2013
Le rouge est profond. Le vin est net et droit.
Avant agitation : légère note florale sur fond mentholé.
Après agitation : Cerise noire et curry.
L’attaque est franche. La bouche est corpulente. Le cabernet sauvignon marque de sa trame le volume avec une délicate harmonie tannique.
La finale est persistante et florale. Attendre 2017 pour déguster avec un potentiel de garde jusqu’en 2025.
















